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Cette technologie, appelée thermoélectrique, n’est pas nouvelle puisque la Nasa (agence spatiale américaine) l’utilise depuis 40 ans pour générer l’électricité des sondes spatiales. Mais de récents progrès, principalement dans l’utilisation de nouveaux matériaux, laisseraient présager que le processus soit désormais applicable à l’automobile.
Dans un moteur thermique actuel, seul un tiers de l’énergie du carburant est utilisé pour faire rouler la voiture. Le reste, transformé en chaleur, part en déperdition, notamment dans l’échappement. Il est possible de récupérer une partie de cette énergie perdue en implantant un générateur thermique sur l’échappement. Il est composé de semi-conducteurs qui, soumis à des variations thermiques, sont capables de générer une tension électrique propre à être stockée, soulageant ainsi le travail de l’alternateur.
Elle peut alors être utilisée pour alimenter certains éléments de la voiture, pour réchauffer par exemple l’habitacle ou faciliter les démarrages à froid et contribuer ainsi à augmenter l’efficacité du moteur. Elle peut également servir à réchauffer le catalyseur afin de réduire les rejets polluants lors du démarrage à froid.
Les ingénieurs qui effectuent actuellement des tests sur un prototype de la Série 5 espèrent pouvoir produire une puissance de 1000 W, en partie grâce aux énormes progrès réalisés sur les nouveaux matériaux. Ils parviendraient ainsi à réduire la consommation d’environ 5 % sur route.
Source : Alphabet technologie |