2024 : Restrictions circulation dans zones à faibles émissions

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    Alors que la lutte contre la pollution de l’air est un enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement, les zones à faibles émissions (ZFE) connaissent une montée en puissance avec des mesures progressives de restriction de la circulation. Selon le calendrier annoncé par plusieurs agglomérations françaises, des règles plus strictes seront appliquées à partir de janvier 2024, impactant de nombreux véhicules sur les routes.

    Sommaire

    Quels types de véhicules sont concernés par les nouvelles restrictions ?

    L’objectif principal des ZFE est de diminuer la pollution atmosphérique en restreignant l’accès aux véhicules les plus polluants. Il existe différentes catégories de véhicules particulières :

    • Véhicules particuliers : automobiles destinées au transport de personnes, dont les voitures traditionnelles
    • Véhicules utilitaires : engins destinés au transport de marchandises ou d’équipement
    • Cyclomoteurs : véhicules à deux roues équipés d’un moteur

    À compter de janvier 2024, certains de ces véhicules ne pourront plus circuler librement dans les zones définies comme faibles émissions (ZFE). Selon les réglementations spécifiques de chaque territoire, des interdictions concernent également les véhicules possédant des classements Crit’Air allant de 4 à 5.

    Le cas particulier des véhicules diesel

    Les véhicules diesel seront les plus impactés par ces nouvelles restrictions. En effet, ceux classés Crit’Air 4 et 5 ne pourront plus circuler dans certaines zones dès janvier 2023, soit un an avant l’échéance prévue pour les autres catégories de véhicules.

    Les modalités d’application des restrictions de circulation dans les ZFE

    Plusieurs agglomérations françaises ont annoncé leur intention de durcir les restrictions de circulation sur leur territoire. Cela se traduit notamment par la mise en place de règles spécifiques concernant les droits de stationnement et l’emprise des périmètres de restriction.

    Le Grand Paris, la plus grande zone à faibles émissions de France

    Le périmètre de la zone à faibles émissions du Grand Paris est le plus étendu en France. Couvrant une vaste superficie, cette ZFE concerne près de 12 millions d’habitants et prévoit une interdiction progressive de circulation pour les véhicules les plus polluants.

    A partir de janvier 2023, les véhicules classés Crit’Air 5 ne pourront plus circuler dans les communes du Grand Paris situées à l’intérieur du périmètre délimité par l’autoroute A86, hors bois de Boulogne et de Vincennes où les restrictions s’appliquent déjà. À compter de janvier 2024, les véhicules utilitaires légers (camionnettes, fourgons) de première génération au gazole Euro 1 à 4 et les véhicules particuliers essence Euro 1 à 2 ne pourront plus rouler dans cette ZFE. Certaines dérogations seront toutefois prévues pour les véhicules d’exception, les services de secours, les entreprises disposant d’une flotte importante ou encore les personnes handicapées.

    L’exemple de Nice : interdiction des vignettes Crit’Air 4

    Dans la ville de Nice, les restrictions concernent principalement les véhicules particuliers et les véhicules utilitaires. À partir de janvier 2024, l’interdiction concernera les véhicules Crit’Air 4 et plus.

    Pour en savoir davantage sur les restrictions de circulation dans les différentes agglomérations françaises, pensez à consulter régulièrement le site gouvernemental dédié ou à visiter ce blog auto qui peut vous apporter des informations actualisées.

    Préparer l’avenir avec des solutions alternatives

    Afin de limiter l’impact environnemental et anticiper les futures restrictions de circulation, il est essentiel que chacun adapte ses modes de déplacement. Plusieurs alternatives existent et peuvent être envisagées :

    • L’achat ou la location d’un véhicule plus récent et moins polluant, répondant aux normes antipollution actuelles (norme Euro 6)
    • Le recours à des modes de transport doux, tels que le vélo, la marche à pied, les transports en commun ou encore le covoiturage
    • L’adoption de nouveaux comportements au volant, comme l’éco-conduite, qui permet de réduire la consommation de carburant et les émissions polluantes
    • Le soutien aux initiatives visant à développer des technologies propres et renouvelables dans le secteur automobile (véhicules électriques, hybrides)

    Finalement, chacun a un rôle à jouer pour contribuer à la lutte contre la pollution et pour préserver l’environnement. Afin de mieux répondre aux enjeux environnementaux actuels et futurs, il est indispensable de poursuivre les efforts d’information, de sensibilisation ainsi que les investissements dans les technologies vertes.